L’arbalétrier français

Origines

La première mention faite des arbalétriers français apparaît sous le règne de Louis VI le Gros, dit aussi le Batailleur. Le deuxième concile du Latran tente d’interdire cette invention meurtrière qui remet en cause la suprématie de la chevalerie. On notera l’expression du concile : l’usage de l’arc et de l’arbalète sont proscrits contre les chrétiens, les croisades bénéficient ainsi de privilèges inédits. Malheureusement, cette tentative échoue face à la détermination des royaumes de France et d’Angleterre qui ne tiennent pas compte des injonctions papales. On observe ainsi l’émergence d’un office de Grand-Maître des arbalétriers dès le règne de Saint-Louis (1233) bien que l’usage de compagnies d’arbalétriers était déjà répandu, comme lors de la bataille de Bouvines (1214) remportée par Philippe-Auguste contre Jean sans Terre, roi d’Angleterre et grand féodal français (duc de Normandie et d’Aquitaine).

Organisation

Les compagnies de Tournai, de Rouen mais aussi de Paris montrent l’exemple et de nombreuses compagnies se forment, en particulier aux frontières Nord du royaume de France (Laon, Béthune, Beauvais, etc…). Des personnalités illustres s’y succèdent comme Du Guesclin dans celle de Rennes. En temps de paix, elles sont majoritairement utilisées à l’instar de leurs collègues archers pour le maintien de l’ordre en milieu urbain ainsi que la garde des villes. En temps de guerre, elles passent sous l’autorité du maréchal de France, notamment grâce à l’action du maréchal Boucicaut, ainsi que les compagnies mercenaires d’arbalétriers, majoritairement génois et utilisées avec peu de succès face aux archers gallois au service du roi d’Angleterre. En raison de l’émergence de l’artillerie, de leur cadence catastrophique de tir ( 1 à 2 carreaux par minute) et de leur inutilité en rase campagne, les arbalétriers sont peu à peu condamnés à disparaître.

Exploits

– Marignan (1515) sous le commandement de François Ier, roi de France
– Mézières (1521) sous le commandement du chevalier Bayard
– Saint-Quentin (1557) sous le commandement de Coligny
– Montdidier (1653) contre le Grand Condé (Louis II de Bourbon-Condé, duc d’Enghien)
– Sièges d’Arras (1640), Dunkerque (1646) et Saint-Omer (1677)

Le rechargement est long,  jusqu'à 1 à 2 carreaux par minute

Le rechargement est long, jusqu’à 1 à 2 carreaux par minute

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