La France au coeur du conflit syrien : la DGSE et les armes chimiques

La révélation de l´utilisation d´armes chimiques par le régime syrien n´a pas fuité par les réseaux sociaux ou par des organisations humanitaires. Elle a été prouvée par les hommes de la Direction Générale de la Sécurité Extérieure qui ont risqué leur vie pour amener la communauté internationale à s´interroger sur ces armes et ainsi à les empecher de nuire.

La Syrie et les armes chimiques (mai 2013)

Les preuves de la DGSE

Dans une synthèse nationale de renseignement déclassifiée que vous pouvez retrouver ici, la DGSE a transmis les preuves de l´utilisation d´armes chimiques, notamment du gaz sarin, au gouvernement qui a pu à son tour rendre public le document et le transmettre aux Nations-Unies. Celles-ci ne sont évidemment pas visibles dans le rapport, mais il met en évidence à la fois le fait que le régime a la capacité d´utiliser l´arme chimique, mais aussi la responsabilité directe de Bachar al-Assad, un des seuls à pouvoir ordonner de telles attaques. Dans un autre rapport, que vous retrouverez , les services de la DGSE justifient leur affirmation.

« Les services compétents français ont récupéré des échantillons biomédicaux (sang, urine), environnementaux (sol) et matériels (munitions), prélevés sur des victimes ou sur les sites des attaques de Saraqeb, le 29 avril 2013, et de Jobar, à la mi-avril 2013. Les analyses conduites ont confirmé l’emploi de sarin. » (Rapport gouvernemental)

Un usage répété

S´ensuit alors un long descriptif des actions menées contre la population civile à l´aide d´armes chimiques, avec une concentration particulière sur la journée du 21 aout 2013, durant laquelle des attaques ont été localisés dans la Ghouta Est (quartiers d’Ain Tarma, de Douma, d’Erbin, de Jobar, de Kfar Batna, de Qas Alaa, de Zamalka) et Ouest (quartier de Mudamiyat Sham). L´analyse de vidéos ont pu confirmer un bilan d´au moins 297 morts du fait de ces armes interdites par la Convention de Genève, ce qui constitue un crime de guerre ainsi qu´un crime contre l´humanité (suivant si les armes chimiques sont utilisés contre des soldats ou des civils).

Attaques chimiques à Damas

La DGSE, un travail exemplaire à saluer

Il n´est jamais facile de travailler dans ce service, dont les succès sont cachés et les bavures médiatisées. Le scandale qui a collé à la DGSE depuis des années (assaut d´un bateau de Greenpeace) continue de susciter méfiance et soupcons à propos d´une organisation gouvernementale dont on ne sait presque rien. Mais il ne faut pas oublier que ces soldats de l´ombre sont toujours aux avants-postes dans la lutte contre le terrorisme. Ce sont notamment eux et les commandos du COS (Commandement des Opérations Spéciales) qui ont permis une avancée-éclair de l´armée francaise au Mali. N´oublions pas ces hommes qui ont sacrifié famille et vie privée au service de la France.

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