L´opération Barkhane au Sahel

À l´opération Serval au Mali et à l´opération Epervier au Tchad a succédé le 1er aout dernier l´opération Barkhane, du nom de ces dunes en forme de croissant dessinées par le vent. Faisant notamment suite au dialogue franco-africain sur le terrorisme amorcé lors du sommet sur la sécurité du 17 mai dernier à Paris en présence des Chefs d’Etat du Bénin, du Cameroun, de la France, du Nigéria, du Niger et du Tchad, ainsi que des représentants des Etats-Unis, du Royaume Uni et de l’Union Européenne, elle vise à éradiquer la menace terroriste dans cinq pays de la zone saharo-sahélienne.

L´opération Barkhane

Contexte

Dans le cadre du sommet sur la sécurité qui s´est tenu à Paris, le minsitre de la Défense Jean-Yves Le Drian a annoncé que cette opération « se fait en partenariat avec les cinq pays de la zone sahélo-saharienne » (Mauritanie, Mali, Burkina Faso, Niger et Tchad), qui sont aussi cinq alliés historiques de la France en Afrique. Additonnellement, un accord de défense a été signé le 16 juillet entre la France et le Mali portant sur une coopération renforcée en matière de défense.

Forces en présence

La France a décidé de mobiliser 3 000 hommes, dont 1 000 hommes à Gao (Mali) et 1 200 au Tchad, appuyés selon Jean-Yves Le Drian par 20 hélicoptères, 200 véhicules blindés, 10 avions de transport tactique et stratégique, six avions de chasse et trois drones. L´état-major situé à Ndjaména pourra bénéficier de l´aide des commandos du COS à leur disposition ainsi que de soldats alliés provenant des pays engagés. L´opération est commandée par le général de division Jean-Pierre Palasset, tandis que le général de brigade Francois de Lapresle est « Représentant du commandant de la force Barkhane au Mali ».
En face, les soldats francais auront affaire à trois groupes : Ansar Dine (800 hommes), AQMI (700 hommes), Al-Mourabitoune (100 à 150 hommes).

Ansar Dine, principal foyer djihadiste au Mali

Bases de l´armée francaise pour l´opération Barkhane

N’Djaména (Tchad), base de l’état-major et des forces aériennes.
Niamey (Niger), base d’un pôle de renseignement.
Gao (Mali), base d’un GTIA de 1 000 soldats.
Ouagadougou (Burkina Faso), base des forces spéciales.

Des bases opérationnelles avancées permettent le stationnement de 30 à 50 soldats, force de réaction rapide.

Tessalit (Mali)
Arlit (Mali)
Faya-Largeau (Tchad)

Déroulement

Quatre membres supposés d´AQMI ont été arretés à Tin Adar le 10 aout tandis que la région d´Essakane subissait un premier bombardement.

Sources : RFI, BBC, Ouest France, Le Figaro, AFP

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