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Les Brigades Internationales au secours de la République espagnole

On estime à plus de 1 600 le nombre de jeunes Européens qui sont partis en Syrie faire le djihad, dont plus de 200 Francais. Mais ce ne sont pas les premiers à rejoindre un conflit auquel ils sont complètement étrangers du fait de leurs croyances.

Mur à la gloire des Brigades Internationales

Aux origines : le Komintern dominé par les Soviétiques

L´idée de volontaires étrangers voit le jour en septembre 1936 grace au leader du parti communiste francais Maurice Thorez et est reprise par le NKVD (services secrets soviétiques) ainsi que par Willy Münzenberg, chef de la propagande du Komintern pour l’Europe occidentale, qui la soumet à Staline. Celui-ci, mis sous pression par les trotskistes, affirme dans une lettre ouverte datée du 17 octobre 1936 son soutien à la République espagnole. Le bureau de recrutement est installé à Paris en septembre, dirigé par le général soviétique Karol Świerczewski qui obtient par ailleurs de l´aide matérielle de son pays. Le mouvement se structure progressivement pour devenir une vraie force militaire avec pour siège Albacete, où les recrues subissent un entrainement poussé de plusieurs semaines. Celles-ci ont des origines très diverses : elles vont du militant d´extreme-gauche (anarchistes, communistes, anti-fascistes) au chomeur et à l´aventurier.

Drapeau des Brigades Internationales en Espagne

Composition

En juin 1937, on estime que les Brigades internationales regroupaient environ 59 000 personnes, dont 25 000 Français, 5 000 Polonais, 5 000 Anglo-Américains, 3 000 Belges, 3 500 « Balkaniques », 5 000 Germano-Italiens, soit près de 47 000 personnes. Ces volontaires se répartissent en brigades subdivisés en bataillons où les recrues sont affectées selon leur nationalité : la Brigade Abraham Lincoln pour les Nord-Américains (et le bataillon Mac-Pac), Commune de Paris pour les francophones, les Bataillons Thälmann et Edgar André pour les Allemands ou encore le Bataillon Garibaldi pour les Italiens.

Affiche de propagande de la République espagnole

Ordre de bataille

XIe Brigade internationale
1er Bataillon Edgar André (allemand)
2e Bataillon Commune de Paris (franco-belge)
3e Bataillon Dombrowski (polonais, tchèque et hongrois)
Bataillon Hans-Beimler (allemand)
Bataillon 12 febbraio (autrichien)

XIIe Brigade internationale
1er Bataillon Thälmann (allemand)
2e Bataillon Garibaldi (italien)
3e Brigade André Marty (franco-belge)

XIIIe Brigade internationale
1er Bataillon Louise Michel (franco-belge)
2e Bataillon Tchapaiev (balkaniques)
3e Bataillon Henri Vuillemin (français)
4e Bataillon Miskiewicz Palafox (polonais et autres slaves)

XIVe Brigade internationale
1er Bataillon Nueve Naciones (neuf nations comme son nom l’indique)
2e Bataillon Domingo Germinal (hispanophone)
3e Bataillon Henri Barbusse (français)
4e Bataillon Pierre Brachet (franco-belge)
Bataillon Vaillant Couturier (franco-belge)

XVe Brigade internationale
1er Bataillon Dimitrov (bulgares, yougoslaves, roumains, polonais et tchèques)
2e Bataillon Britannique (britannique)
3e Bataillon Abraham Lincoln (américain, irlandais)
4e Bataillon Six-Février (franco-belge)
Bataillon Mackenzie-Papineau (canadien)
Bataillon Spagnolo (sud-américain)
Bataillon George-Washington (américain)

129e Brigade internationale
1er Bataillon Masaryk (tchécoslovaque)
2e Bataillon Dayachovitch (bulgare)

150e Brigade internationale
1er Bataillon Rakosi (hongrois)

Des volontaires du bataillon canadien Mackenzie Papineau

Déploiement

– bataille de Madrid.
– garde de la route Madrid-Valence.
– bataille de Jarama.
– bataille de Belchite (et Teruel).
– bataille de l’Èbre
– bataille de Guadalajara

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